MAC VAL1

Vendredi 7 Septembre, nous avons eu l’occasion de faire un séminaire d’intégration au Musée MAC VAL se situant à Vitry. Durant ce séminaire d’intégration nous avons découvert de nombreuses œuvres d’un artiste nommé Kader Attia. Nous allons vous présenter certaines de ces œuvres de son exposition nommée “Les racines poussent aussi dans le béton”.

Biographie: Kader Attia

K.ATout d’abord, Kader Attia est un artiste contemporain français d’origine algérienne qui est né en banlieue parisienne, Seine- Saint-Denis et qui a grandi à Sarcelles. Il fut des études dans le domaine de l’Art. Kader Attia va retrouver dans l’art, un moyen d’expression et de réflexion sur les difficultés par rapport aux différentes cultures, aux différentes religions, aux différents pays… À travers son travail (l’art) il essaye de faire passer les traumatismes, blessures et peurs inhérentes de l’histoire.

Ses œuvres

LRPDLBLe titre « Les racines poussent dans le béton » évoque la décolonisation, une grande histoire qui résonne avec la sienne ainsi que celle de ses parents.
La bétonnière ici va représenter le travail de son père qui travaillait dans le bâtiment. Les piments, et clous de girofle vont représenter l’univers de sa mère qui aimait beaucoup la cuisine, les épices ainsi que les odeurs.

Ensuite, nous découvrons ici que le collage est une technique de création artistique qui consiste à superposer des éléments de natures différentes.

Les collages de Kader Attia soulignent une opposition chronologique et géographique, comme avec Le World Trade Center , le pont de Brooklyn de la ville de New York, des bâtiments de sarcelles dans le 95, ou de Ghardaïa en Algérie.
Cependant ses collages révèlent des similitudes architecturales entre le monde moderne et l’architecture traditionnelle d’Afrique du nord.
On remarque ainsi une similitude entre les formes des bâtiments plutôt carrés ou rectangulaires, Kader Attia montre ainsi l’influence de l’architecture algérienne à l’architecture moderne, comme par exemple l’utilisation du toit comme une pièce de la maison.
Cette architecture a ainsi influencé l’architecte Le Corbusier dans ses œuvres.

Semoule

On retrouve également l’importance de la forme dans l’œuvre faite avec de la semoule.
Cette œuvre a été réalisé avec des grains fins et moyens à l’aide d’une vue aérienne de la ville.
Il fait apparaître les bâtiments par le vide.

 

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À Alger, près du quartier de Bad El Oued il y a une place que les jeunes surnomment « ROCHERS CARRES« . C’est un quartier très pauvre dans lequel, les jeunes se rencontrent sur la place pour contempler la mer mais aussi c’est aussi un lieu où prostitution et drogues demeurent fortement. Depuis cette plage, les jeunes sont hypnotisés par les bateaux qui font la navette entre l’Algérie et l’Europe. Cette plage est la limite qui les sépare de l’Europe mais surtout de leurs rêves de vie meilleure. Cette construction a un rôle cruel, celui d’empêcher les jeunes d’émigrer vers l’Europe. L’architecture de cette plage et la manière dont elle a été créé ressemblent fortement à l’urbanisme des banlieues pari-siennes (concentration des riches dans le périphérique et au-dehors les pauvres). Cette frontière amène chez les jeunes, une souffrance physique mais aussi psychologique car elle emmène une perte d’espoir, une souffrance et un sentiment d’échec chez eux. Cela nous montre la dure existence que mène la jeunesse Algérienne.
La traversée de la Méditerranée se présente comme un facteur de réussite même si ceux-ci redoutent ce qu’ils vont devenir.
En allant, en Europe ils pensent avoir une vie meilleure et que faire fortune serait beaucoup plus facile.
Par ailleurs, Kader attia a recueilli la citation d’un jeune qui dit « Je préférerais être mangé par les poissons que par les vers ». Cela montre l’immense détermination de la jeunesse à traverser la Méditerranée.
Le thème de l’immigration est d’actualité même aujourd’hui, on voit que l’envie de voyager ne date pas d’aujourd’hui et de plus en plus de jeunes partent à l’aventure.

Barriere de pierre

L’œuvre « On n’emprisonne pas les idées » se présente dans une pièce assez grande et lumineuse où les barrières divisaient la salle en deux. Sur ces barrières étaient fixées des pierres, comme si le temps s’était figé. Les barrières de manière générale représentent une limite, une frontière et Kader Attia a voulu faire ici allusion à ce qu’il s’était passé à Paris Stalingrad, où des grilles de chantier étaient présentes pour empêcher la réinstallation de campements de réfugiés. Les pierres étant l’arme du peuple, cela nous a ainsi rappelé « la guerre des pierres », c’est-à-dire l’intifada qui était le soulèvement des Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie se révoltant contre l’occupation israélienne.

On retrouve ici des poutres, que Kader Attia a voulu représenter pour montrer les blessures et le pouvoir de les contrôler, de leur redonner leurs états originaux tout en les réparant. Ici les fissures sont réparées avec des agrafes, dans les sociétés originales on laissait les fissures visibles. Réparer c’est savoir donner une seconde chance à l’objet. L’artiste veut également nous rappeler que nous sommes des êtres constitués de blessure, ce qui nous rappelle qui on est.
Kader Attia essaye d’éviter les caractères un peu trop criards trop bruyants que l’on trouve dans ces travaux qui remontent à quelques années comme on a pu retrouver dans le SAS qui se trouvait au mac val qui ressemblait à un bruit grinçant, à un cri déchirant d’un crash, une déchirure très bruyante qui rugit et blesse le silence. Il essaye de nous montrer la blessure sous une autre forme qui est le son.

L’œuvre suivante « Oil and Sugar » de Kader Attia est une courte vidéo où nous voyons au départ un énorme bloc de sucre entier sur lequel vient se verser de l’huile noire. Le bloc de sucre s’effondre progressivement au contact de l’huile. L’huile noire nous fait référence au pétrole qui est une ressource très prisée, aussi appelée l’or noir. C’est une ressource qui manque, par exemple au Moyen-Orient, les pays comme le Qatar ou les Émirats Arabes Unis, reposaient sur cette ressource afin de pouvoir construire des grandes tours, des gratte-ciels comme celles situées à Dubaï. Le sucre est lui aussi une ressource très prisée et fait allusion aux champs de canne à sucre situées aux Antilles. Les morceaux carrés de cannes à sucre soulignent davantage les formes géométriques auxquelles il y fait souvent référence.
On peut constater au cours de la vidéo une opposition entre le blanc et le noir, la matière solide et le liquide, puis la construction entière des carrés de sucre à l’effondrement.
La vidéo se répète en boucle et on a une impression de destruction réparation.

IMG_8150Concernant l’œuvre nommée « Skyline », on peut observer des réfrigérateurs que l’auteur a totalement refaits : il y a rajouté des sortes de mosaïque, ce qui nous fait penser quand on les regarde de loin aux fenêtres des grands bâtiments d’affaires, il en a aussi surélevé quelques-uns pour vraiment donner l’impression qu’on se trouve dans une ville à une échelle miniature. On fait tout de suite le rapprochement avec les buildings et gratte- ciels, ce qui nous montre que même des bâtiments basiques peuvent égaler voire surpasser de grands bâtiments (comme on peut le voir avec Dubaï, la ville possédant le plus grand bâtiment malgré son cadre désertique). De plus, le nom de l’œuvre fait clairement référence aux gratte-ciels : la « Skyline » désigne le fait que, depuis un point de vue lointain, une ligne se crée dans le ciel quand on observe ces grands bâtiments côte à côte.

Ressenti des élèves

Ce séminaire d’intégration nous a beaucoup plu, tout d’abord cela nous a aidé à faire connaissance les uns avec les autres ensuite cela nous a permis d’être moins timide et plus à l’aise et enfin nous avons pu exercer le travail en groupe sachant qu’il y avait une très bonne communication ainsi qu’une très bonne entente dans notre groupe.
Pour ceux qui ne venaient pas de Vitry, cette sortie leur ont donner une chance de découvrir un nouvel endroit et pour tout le monde cela nous a permis de découvrir un nouvel artiste ainsi que de nouvelles œuvres et histoires.

Dylan.A / Yaren.B / Amadou.T / Cindy.Y / Christelle.Z

DCG 1 2018-2019

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